Bruxelles : malgré une faible croissance économique, entreprises et ménages reprennent confiance

En 2025, l’économie marchande bruxelloise évolue dans un climat encore incertain. Sa croissance reste faible, mais certains indicateurs s’améliorent. Ainsi, l’inflation recule, la confiance des entreprises et des ménages remonte. Plusieurs secteurs investissent davantage. Ces signaux positifs sont toutefois encore fragiles. Le dernier Baromètre conjoncturel de l’IBSA fait le point sur ces évolutions.
La baisse de l’inflation accompagne un regain d’optimisme
Au premier semestre 2025, la croissance du secteur marchand bruxellois reste faible (+0,1 %), et moins dynamique qu’en Flandre (+0,4 %) et en Wallonie (+0,8 %). Néanmoins, la baisse de l’inflation, en améliorant le pouvoir d’achat, redonne de la confiance aux entreprises et aux ménages. Les entreprises investissent un peu plus : +1,2 % par rapport à la même période en 2024. Ce sont surtout les secteurs informatiques, des sièges sociaux et de gestion, l’industrie alimentaire et l’industrie pharmaceutique qui renforcent leurs investissements. Ce mouvement reste fragile, dans un contexte international marqué par des risques économiques importants : tensions géopolitiques, incertitudes commerciales et risques de hausse des prix de l’énergie.
La construction se redresse après plusieurs années difficiles
La production du secteur industriel diminue encore en Région bruxelloise (-6 % en 2025). Certaines branches résistent mieux, comme la pharmacie, l’alimentaire ou la gestion des déchets, mais l’ensemble de l’activité de l’industrie recule au cours de cette période.
Par ailleurs, le secteur de la construction reprend de la vigueur. Il progresse de 10 % au premier semestre 2025. Cette reprise, qui fait suite à une longue période de recul, ne lui permet pas encore de retrouver son niveau de 2019, avant la crise de la COVID-19.
Ce redressement se marque surtout dans la construction de bâtiments et la promotion immobilière (+15 %) ainsi que dans les travaux spécialisés (+9 %). Le génie civil continue par contre de baisser (- 7% par rapport au premier semestre 2024). L’absence de gouvernement et les contraintes budgétaires régionales constituent des freins importants à la reprise de cette activité, fort dépendante des investissements publics.
L’emploi salarié des Bruxellois·es recule légèrement, mais les entreprises prévoient davantage d’embauches
Dans un contexte de faible croissance de l’économie marchande bruxelloise, l’emploi salarié des Bruxellois·es recule légèrement durant la première moitié de l’année 2025 (par rapport à la même période en 2024). Il se maintient toutefois à un niveau historiquement élevé, supérieur à celui observé un an plus tôt.
Par ailleurs, les entreprises bruxelloises annoncent davantage d’intentions d’embauche, en particulier dans les services aux entreprises, un secteur clé pour l’économie régionale. Le recours au travail intérimaire se stabilise à un niveau plus élevé qu’en 2024. Ces éléments constituent des signaux positifs quant à l’évolution future du marché du travail bruxellois, même s’ils restent fragiles et variables selon les secteurs.
En savoir plus
Le Baromètre conjoncturel est une publication semestrielle qui analyse les principales évolutions conjoncturelles de l’activité économique et du marché de l’emploi dans la Région de Bruxelles-Capitale, sur base des indicateurs économiques les plus récents.
D’autres chiffres sur l’économie et le marché du travail sont disponibles sur le site de l’IBSA.
Communiqué

