Bruxelles au cœur d’un territoire urbain de 2,9 millions de personnes
Dans son Cahier n°17, l’IBSA, avec la collaboration de l’Université de Liège, analyse l’étendue et le rôle central de Bruxelles dans l’organisation du territoire belge. La dynamique urbaine de la Région bruxelloise dépasse largement ses frontières administratives. Les enjeux sont multiples : mobilité, logement, aménagement du territoire et développement économique.
Les enjeux bruxellois dépassent les frontières de la Région
Bruxelles ne se limite pas à la Région de Bruxelles-Capitale. Si l’on considère la continuité du tissu urbain, les lieux de vie et les déplacements domicile-travail, Bruxelles s’inscrit dans un espace urbain, bien plus vaste.
La première échelle, celle de l’agglomération, correspond à un espace urbanisé continu ; c’est la ville « visible », construite. Aujourd’hui, la Région bruxelloise est le cœur d’une agglomération qui s’étend en Flandre et en Wallonie. Elle concentre à elle seule, environ 75 % de la population de cette agglomération, où vivent 1,7 million de personnes.
La deuxième échelle, plus large, est le complexe résidentiel urbain (CRU). Elle englobe l’agglomération, mais aussi les communes plus éloignées dont minimum 20 % des habitant·es en âge de travailler se rendent dans l’agglomération pour leur travail. Cette échelle reflète la ville « vécue », celle des déplacements liés au travail, à l’école, aux loisirs, aux services… La Région bruxelloise se situe au centre d’un complexe résidentiel urbain de 2,9 millions d’habitant·es. Ce complexe matérialise l’aire d’influence de Bruxelles sur le territoire belge. Cette centralité se traduit concrètement dans la vie quotidienne, en particulier à travers l’intensité des déplacements domicile-travail.
Des dynamiques territoriales contrastées
Afin d’identifier les grandes évolutions du territoire belge, le Cahier n°17 de l’IBSA compare la situation entre 2001 et 2025. Durant cette période, le complexe résidentiel urbain de Bruxelles a gagné un demi-million d’habitant·es, soit la plus forte croissance démographique du pays. Il s’est étendu en Wallonie jusqu’aux agglomérations de Mons, Charleroi et Namur. À l’inverse, il s’est rétracté en Flandre, notamment en raison d’un développement économique plus diffus ou de la proximité d’autres pôles urbains dynamiques (Gand, Louvain, Anvers).
Au sein même de ce complexe résidentiel urbain bruxellois, les évolutions démographiques et économiques diffèrent aussi, notamment selon les régions. En Flandre, la croissance de la population et de l’emploi se concentre principalement à proximité immédiate de Bruxelles. En Wallonie, à l’inverse, la croissance est plus marquée dans les zones les plus éloignées de la Région bruxelloise. Ces différences ont des conséquences concrètes, notamment en matière de mobilité.
L’étude met ainsi en évidence les évolutions et la recomposition du paysage urbain belge : certaines villes voient leur aire d’influence se réduire, tandis que d’autres s’étendent, reflétant des dynamiques économiques et démographiques variées. Les enjeux liés aux transports, à la localisation des logements ou encore à la répartition des activités économiques dépassent largement les frontières administratives.
La structure urbaine belge : quelle est la place de la Région de Bruxelles-Capitale ?
Bruxelles au cœur d’un territoire urbain de 2,9 millions de personnes.
Dans le Cahier n°17, l’IBSA, en collaboration avec l’Université de Liège, analyse le rôle central de Bruxelles dans l'organisation du territoire belge.
Communiqué


