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Novembre 2018 - Hausse importante prévue du nombre de Bruxellois ayant un job

Institut Bruxellois de Statistique et d'Analyse (IBSA) - À la Une - Évolution annuelle de la population active occupée, de l’emploi intérieur et des navettes en Région de Bruxelles-Capitale.

Entre 2018 et 2023, le nombre de Bruxellois qui ont un emploi devrait augmenter en moyenne de 6 200 personnes chaque année, ce qui correspond à une croissance de 1,3 % par an. Cette prévision de croissance est plus élevée que celles de la Flandre et de la Wallonie. La croissance prévue du nombre de Bruxellois ayant un job serait aussi plus forte que celle de l’ensemble des travailleurs occupés en Région bruxelloise.
Ces constats ressortent des dernières Perspectives économiques régionales 2018-2023 publiées en juillet 2018 par le Bureau fédéral du Plan, l’IBSA, l’IWEPS et Statistiek Vlaanderen.


Évolution annuelle de la population active occupée, de l’emploi intérieur et des navettes en Région de Bruxelles-Capitale

(différence par rapport à l’année précédente, en nombre de personnes)
 

La population active occupée ?

La population active occupée en Région de Bruxelles-Capitale regroupe l’ensemble des personnes en emploi résidant sur le territoire bruxellois, quel que soit leur lieu de travail.

L’évolution de la population active occupée dépend de différents éléments :

  • l’emploi intérieur bruxellois, c’est-à-dire l’ensemble des travailleurs salariés et indépendants qui sont occupés en Région bruxelloise, quel que soit leur lieu de résidence ;
  • les navettes interrégionales qui comprennent les flux suivants :
    • les Flamands et Wallons qui viennent travailler en Région bruxelloise (navettes entrantes) ;
    • les Bruxellois qui vont travailler en Flandre ou en Wallonie (navettes sortantes) ;
       
  • les travailleurs frontaliers qui regroupent les personnes ne résidant pas dans le pays où ils travaillent[1].

 


Les créations d’emplois restent élevées même si elles faiblissent dans les années à venir

Selon les dernières projections, l’emploi intérieur bruxellois augmenterait de plus de 6 000 unités en 2018, soutenu par la conjoncture favorable et par certaines mesures visant à limiter le coût du travail. Le nombre de créations nettes d’emplois diminuerait ensuite, en ligne avec le ralentissement attendu de la croissance de l’activité économique. En 2023, les créations nettes d’emplois retomberaient ainsi à 3 000 unités.

Sur la période 2018-2023, l’emploi en Région de Bruxelles-Capitale devrait en moyenne augmenter de 0,6 % par an, portant le nombre de travailleurs à 727 000 personnes en 2023. Cela correspond à l’embauche d’un peu plus de 24 000 travailleurs supplémentaires au total sur la période, soit en moyenne 4 000 créations nettes d’emplois chaque année. Ce nombre apparaît élevé dans une perspective historique : entre 1985 et 2016, les créations nettes d’emplois en Région bruxelloise sont en moyenne restées sous la barre des 2 400 unités par an.


Le nombre de navetteurs bruxellois progresse fortement

Toutes ces créations d’emplois ne bénéficient pas nécessairement aux travailleurs bruxellois. En effet, un peu moins de la moitié de l’emploi intérieur à Bruxelles est occupée par des travailleurs issus d’une des deux autres régions belges. Par rapport à la Flandre et à la Wallonie, le marché du travail bruxellois se distingue par le poids élevé du flux des navettes entrantes. Ainsi, selon les projections pour 2018, 330 000 navetteurs flamands et wallons viendraient travailler à Bruxelles, tandis que plus de 64 000 Bruxellois feraient la navette vers le nord ou le sud du pays.

Comme c’est le cas depuis 2000, le nombre de Bruxellois qui travaillent dans les deux autres régions augmenterait davantage dans les années à venir que le nombre de travailleurs venant à Bruxelles au départ de la Flandre et de la Wallonie. De 2018 à 2023, la Région bruxelloise ferait ainsi face aux flux moyens annuels suivants :

  • +2 600 navetteurs sortants ;
  • + 500 navetteurs entrants.


En 2018, un Bruxellois sur sept ayant un emploi serait un navetteur (13,6 % de la population active occupée). En 2023, le rapport devrait se rapprocher de 1 sur 6 (15,5 %).


La population active occupée bruxelloise augmente deux fois plus vite que l’emploi intérieur

Dans ces conditions, le nombre de Bruxellois en emploi progresserait en moyenne de 6 200 unités par an sur la période 2018-2023. L’augmentation attendue en Région bruxelloise est donc relativement importante par rapport aux résultats des deux autres régions (hausse annuelle comprise entre 10 000 et 11 000 unités). Avec une croissance de 1,3 % par an, l’évolution de la population active occupée à Bruxelles serait plus dynamique qu’en Flandre et en Wallonie (+0,8 % dans les deux cas).

Par ailleurs, la population active occupée continuerait de croître plus rapidement que l’emploi intérieur sur le territoire bruxellois (respectivement +1,3 % et +0,6 % entre 2018 et 2023). Sur la même période, la part de l’emploi intérieur bruxellois occupée par des résidents de la Région augmenterait encore, passant de 53,5 % à 54,4 %. Le poids des Bruxellois dans l’emploi des deux autres régions se renforcerait également à l’horizon 2023.
 

 En savoir plus ?

Retrouvez des chiffres et des analyses plus détaillées dans le rapport complet sur les Perspectives économiques régionales 2018-2023, publiées en juillet 2018 par le Bureau fédéral du Plan, l’IBSA, l’IWEPS et Statistiek Vlaanderen. Les projections régionales à moyen terme couvrent les domaines suivants : évolutions macroéconomiques et sectorielles, marché du travail, comptes des revenus des ménages, finances publiques et émissions de gaz à effet de serre.


 1. Etant donné que la variation d’une année à l’autre de l’ampleur des flux relatifs aux travailleurs frontaliers est nettement moindre que celle des navettes interrégionales, nous ne les analysons pas ici. Pour plus de détails à ce propos, voir "En savoir plus".