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Novembre 2015 - Répartition du nombre de demandeurs d'emploi inoccupés par niveau d'études

À la Une - Novembre 2015 - Répartition du nombre de demandeurs d'emploi inoccupés (DEI) par niveau d'études

Demandeurs d’emploi bruxellois : 40 % de niveaux d’études non reconnus


Répartition du nombre de DEI dans la Région de Bruxelles-Capitale selon le niveau d'études (moyenne annuelle 2014)

Le graphique ci-dessus présente la répartition du nombre de demandeurs d'emploi inoccupés1 (DEI) par niveau d'études en Région de Bruxelles-Capitale, la classification reposant sur le plus haut niveau d’études atteint. Parmi les différentes catégories figure celle des « autres études ». Que signifie-t-elle précisément ? Celle-ci regroupe principalement des personnes ayant un certificat ou un diplôme étranger non reconnu en Belgique, c’est-à-dire pour lesquels aucune attestation d'équivalence n'a été obtenue. Tous les niveaux d'études sont concernés, de l'école primaire jusqu'à l'enseignement supérieur.
 

 En savoir plus sur l’équivalence des diplômes ?

L'attestation d'équivalence est un document officiel délivré par les services responsables de la Communauté flamande ou de la Fédération Wallonie-Bruxelles. Ce document permet la reconnaissance d’un diplôme obtenu à l’étranger, aussi bien dans l’enseignement secondaire que supérieur ou encore dans la formation continuée. En ce qui concerne l’enseignement supérieur, l’existence d’un espace européen de l’enseignement supérieur visant à rendre équivalentes les formations de l’enseignement supérieur (Déclaration de Bologne) n’implique pas automatiquement la reconnaissance d’un diplôme européen d’études supérieures en Belgique. De ce fait, à moins qu’une attestation d’équivalence n’ait été délivrée, les diplômes de l'enseignement supérieur délivrés par d’autres pays européens, dont des pays limitrophes tels que l'Allemagne ou la France, sont également repris dans « autres études ».


La répartition des DEI par niveau d'étude

En Région bruxelloise, 40 % des DEI ont achevé leurs études à l’étranger et pour lesquelles aucune attestation d'équivalence n'a (encore) été délivrée. Dans les statistiques sur le chômage, ils sont parfois intégrés à la catégorie « niveau d’études faible » (maximum un certificat de l’enseignement secondaire inférieur (CESI)). Cette dernière catégorie représente initialement 25 % du nombre total de DEI et atteint 65 % lorsque les deux groupes sont réunis. Cette part reste constante depuis 2006, malgré une diminution du pourcentage de demandeurs d’emploi détenant un CESI reconnu en Belgique : de 34 % en 2006 à 25 % en 2014. Cette diminution est compensée par l’augmentation de la proportion de DEI qui ont réalisé leurs études à l’étranger et ne disposant pas d’un diplôme reconnu (catégorie « autres études ») : de 31 % en 2006 à 40 % en 2014.

Les demandeurs d'emploi inoccupés qui sont au mieux détenteurs d’un diplôme de l'enseignement secondaire ou d’une certification d’acquis d’apprentissage représentent 21 % du nombre total de DEI. Enfin, 14 % des DEI bruxellois ont un diplôme de l'enseignement supérieur.


Mêmes chances d’accès à l’emploi avec et sans diplôme reconnu ?

Au moment de leur inscription auprès d’Actiris, tous les demandeur d’emploi doivent mentionner leur niveau d’études, même lorsque celui-ci a été suivi à l’étranger. Le niveau d’ études des DEI repris dans la catégorie « autres études » est donc connu :

  • 52 % ont au mieux achevé leurs études secondaires inférieures ;
  • 28 % ont obtenu un diplôme de l'enseignement secondaire supérieur ou ont terminé un contrat d’apprentissage ;
  • 17 % dispose d’un diplôme de l’enseignement supérieur.

Le niveau d'étude des 3 % restants n'est pas connu.

Dès lors, pourquoi regrouper tous ces demandeurs d’emploi inoccupés dans une seule catégorie « autres études », indépendamment du niveau réel de leur diplôme ? Ces DEI aurait moins de chances de trouver un emploi que ceux qui ont un niveau d’études équivalent suivi en Belgique. De plus, ils se verraient contraints d’accepter des offres d’emploi pour lesquelles ils seraient surqualifiés2, ceci étant particulièrement vrai pour les DEI de nationalité non européenne.


Un grand nombre de Belges avec un diplôme étranger

Depuis 2007, la croissance, tant absolue que relative (par rapport aux groupes des niveaux d’études faible, moyen et élevé) du nombre de DEI de la catégorie « autres études » suit logiquement celle du nombre de DEI de nationalité étrangère. Les premiers sont néanmoins plus nombreux que les deuxièmes. En effet, 40 % des DEI de la catégorie « autres études » sont de nationalité belge. Il s’agit essentiellement de personnes qui ont suivi un enseignement à l’étranger et ayant par la suite obtenu la nationalité belge mais aussi de Belges ayant étudié à l'étranger et revenus vivre en Belgique. Par ailleurs, 36 % des DEI du groupe « autres études » ont une nationalité hors Union européenne et 24 % ont la nationalité d'un des 28 pays de l'UE.

Ces chiffres sur les DEI bruxellois reflètent le caractère international et cosmopolite de la Région de Bruxelles-Capitale et de ses habitants.

 

Plus de chiffres concernant le nombre de DEI en Région de Bruxelles-Capitale dans le thème « Marché du travail ».


1. Un demandeur d'emploi inoccupé (DEI) est une personne sans emploi inscrite auprès du service public d’emploi de sa région, à la recherche d’un emploi et immédiatement disponible pour un travail. Cette catégorie regroupe les demandeurs d'emploi ayant introduit une demande d’allocation, les jeunes en stage d'insertion professionnelle, les demandeurs d’emploi inscrits obligatoirement et les demandeurs d’emploi inscrits librement. (Source : Actiris)

 2. De Keyser T., Delhez Ph. & Zimmer H. (2012), " L’insertion des personnes d’origine étrangère sur le marché du travail ". Revue économique décembre 2012, Banque Nationale de Belgique.